• LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados) LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados) LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)

    Ci-dessus, à gauche : une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite une photo extraite du site Google map.

     

         « Enceinte fortifiée. — Il existe à Osmanville, sur le bord d'une colline peu élevée qui domine la vallée de l'Aure et de la Vire, un petit fort qui me paraît du moyen-âge. » (P.745) [1]

     

         « Le plan cadastral de 1824 fait apparaitre une motte médiévale appelée Ancien château du duc de Normandie, qui est située entre l'ancienne nationale 13 et la nouvelle. Actuellement couverte de taillis, il est impossible de distinguer s'il reste des murs. Cette motte est une propriété privée. » [2] 

     

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)

     Plan de situation de la motte d'Osmanville ; blason du Calvados par User:Spedona 29/09/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 29/09/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2832523

     

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)     « Motte : Située presqu'en face de l'église Saint-Martin, de l'autre côté de la route nationale 13, elle est placée vers les marais, au Sud du territoire communal.

         Elle a conservé encore aujourd'hui ses fossés, toujours humides autour de la fortification centrale. La retombée orientale de la motte a été entaillée par la construction d'une ferme qui occupe toute une partie.

         Lors de la seconde guerre mondiale, un blockhaus a été construit au sommet. Selon le soldat l'ayant créée, il existe plusieurs salles voûtées superposées les unes aux autres actuellement enterrées dans le sous-sol de la motte. » [3]

     

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)     « Cette motte est séparée de l'église d'Osmanville par la RN 13. Ce donjon fut édifié en 1161, sur l'ordre d'Henri II Plantagenêt, à l'est de la baie de l'Aure, pour contrebalancer la puissance du château de l'évêque de Bayeux à Isigny, château élevé par la partie occidentale de la même baie.

         Plan extrait du cadastre napoléonien de 1824, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/accueil.html

     

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)     Lors de la Deuxième Guerre mondiale, un blockhaus fut édifié au sommet de la motte, sur des éboulis de construction ancienne. Selon le soldat allemand qui a construit le blockhaus, il existe plusieurs salles voûtées superposées les unes aux autres, actuellement enterrées dans le sous-sol. Il en aurait détruit une et sondé une autre (recherche de Mlle Kohenoff pour les archives du Conseil général du Calvados).

         Il faut préciser que l'ancienne voie romaine, devenue voie royale sous Louis XV, puis voie impériale, puis RN 13, n'a cessé d'être exhaussée par les ingénieurs des Ponts et Chausées en raison de l'instabilité des terrains de la baie, constitués de tangues et de coques et par rapport au primitif niveau de la mer.

         En conséquence, au 12e siècle, la motte a été beaucoup plus haute qu'actuellement, compte tenu du niveau de la mer et des salles voûtées se sont trouvées enterrées lors de travaux de terrassements exécutés à proximité. » [4]

     

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados) LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)

    Ci-dessus : photos extraites du site Google map : à gauche, une vue de la motte depuis la RN 13 ; à droite, une vue aérienne de la motte.

     

    A proximité :

     

         « A Osmanville sont construites deux églises :

     

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)      - l'église Saint-Martin remontant aussi à l'époque romane mais au 12e siècle, elle est dédiée à saint Martin, un des premiers évêques de la Gaule, évangélisateur du pays. » [3]

     

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)     « L'église d'Osmanville appartient, dans son ensemble, au style roman ; c'est une de celles qui offrent une abside semi-circulaire, avec fenêtres cintrées à colonnes. La tour en bâtière, établie entre choeur et nef, est aussi romane jusqu'au toit. La nef a été retouchée, elle est bien moins caractérisée ; les fenêtres ont été refaites, mais une partie des murs appartient au style roman comme le reste ; et, on voit, du côté du Sud, une porte romane bouchée. » (p.745) [1]

    Gravure ci-dessus extraite de la Statistique monumentale du Calvados d'Arcisse de Caumont.

     

          - « l'église Saint-Clément (située au hameau de Saint-Clément rattaché à Osmanville depuis 1862) remontant à l'époque romane au 11 siècle. Des travaux ont eu lieu au 15e siècle pour l'aspect intérieur et au 17e et 14e pour le décor mobilier. » [3]

     

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)     « Deux styles dominent dans l'église de Saint-Clément : le style du 15e. siècle dans le choeur et dans la tour en bâtière qui précède la porte occidentale de la nef; le style roman dans la nef. Le choeur est voûté et se compose de deux travées ; il y a trois travées dans la nef.
    Une porte à plein-cintre s'ouvre au Nord, dans la partie centrale de la nef ; l'archivolte est garnie de bâtons rompus ; au-dessus de cette porte existe une inscription de la même époque, c'est-à-dire du 12e. siècle, qui peut-être nous donnerait la date de l'église ; malheureusement les lettres en sont très frustes, et il m'a été impossible de la lire. M. Lambert n'est pas non plus parvenu à la déchiffrer.
         Le haut des murs a été retouché, et il n'y a plus rien de l'ancien entablement. » (P.746) [1]

    Photo ci-dessus Gilloudifs

     

         « 14 janvier 1046 : le jeune duc de Normandie Guillaume dit le Bâtard fuyant pour sa survie sa résidence de chasse de Valognes en raison d'un complot des barons du Bessin et du Cotentin qui veulent le supprimer pour le remplacer par Guy de Brionne, son cousin appelé aussi Guy de Bourgogne, traversa le Grand Vey en pleine nuit entre Brucheville et Saint Clément (il s'arrêta dans l'église pour prier). » [2]

     

         Cette « chevauchée de Valognes » de 1046 ou 1047 est racontée en images sur ce site : http://telle-une-tapisserie.eklablog.com/la-vie-de-guillaume-le-conquerant-02-a112524080

    LES REMPARTS D'OSMANVILLE (Calvados)

    « 1047 à Valognes : Tandis que Guillaume participe à une chasse, ses barons complotent contre lui. Heureusement pour le jeune duc, Golet le prévient avant l'arrivée des conjurés. Guillaume traverse de nuit les Veys, les insurgés sont sur ses talons. Le duc exténué est secouru par le seigneur de Ryes puis gagne Falaise. »

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 3 / par M. de Caumont,... ; Caumont, Arcisse de (1801-1873). Éditeurs : Derache (Paris)/Dumoulin (Caen)/A. Hardel :  1846-1867 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96748058/f771.image.r=Statistique%20Caumont%20isigny

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de http://osmanville.pagesperso-orange.fr/pages%20F/histoire.html#mottes

    [4] Extrait de À la reconquête d'un trône : La succession du Conquérant au 12e siècle avec la complicité de l'emperesse Mathilde et de Robert de Caen par Madeleine Hubert, 185 pages, Charles Corlet éditions.

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