• LES REMPARTS D'EU (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU

     

         La ville d'Eu a conservé quelques vestiges de ses anciens remparts du 13e siècle, notamment deux vieilles tours construites en galet.

     

    LES REMPARTS D'EULES REMPARTS D'EU (Seine-Maritime)

    Blason de la ville d'Eu et plan hypothétique des remparts d'Eu

     

    LES REMPARTS D'EUHistoire

         En 996, le comté d'Eu est créé par Richard, petit-fils de Rollon, dans le but de protéger la Normandie. (gravure extraite de http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-30264.html)

     

         En 1049, Guillaume Busac comte d'Eu se rebelle contre le duc de Normandie Guillaume ; il est délogé de sa forteresse d'Eu, dépouillé de son comté et contraint à l'exil. 

         En 1050, Guillaume (futur Guillaume le Conquérant), épouse sa cousine Mathilde, la fille du comte de Flandres au château d'Eu.

     

    LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU

     

         En 1180, Laurent O’Toole, archevêque de Dublin et légat du pape, tente de rencontrer Henri II Plantagenêt (roi d'Angleterre et duc de Normandie) à Rouen. Il tombe malade à Eu, où il décède. La collégiale, dont les travaux débutent en 1186, porte le nom Notre-Dame-et-Saint-Laurent. Saint Laurent est le saint patron de la ville d'Eu.

         Richard Cœur de Lion fait construire des remparts autour de la ville.

         Le 15 février 1419, durant la guerre de Cent Ans, assiégée par les Anglais, la ville d'Eu capitule.

         En 1430, Jeanne d'Arc, faite prisonnière à Compiègne par les Anglais, est conduite à Rouen en passant par Eu ; elle y passe une nuit.

     

    LES REMPARTS D'EU     Le 10 juillet 1475, le roi de France Louis XI fait incendier la ville de peur que ses habitants ne la livrent aux Anglais. Ce jour restera dans les mémoires sous le nom de « Mardi Piteux ». Seuls les établissements religieux furent épargnés.

         En 1578, Henri le Balafré, duc de Guise, mari de Catherine de Clèves, 26e comtesse d’Eu, fait construire l’actuel château et fonde le collège des Jésuites (1580). Mais son assassinat à Blois, le 23 décembre 1588, contrarie l'évolution des travaux.

         Conséquence directe de la peste de 1636, l’Hôtel-Dieu sera construit en 1658.

     

    LES REMPARTS D'EU     En 1660, la duchesse de Montpensier (1627-1693), dite la Grande Mademoiselle, cousine germaine de Louis XIV et plus riche héritière de France, achète le comté d’Eu. Elle s’installe au château d’Eu en 1677, le transforme, aménage un jardin à la française, fait construire un petit château dans le parc et dote la ville d’un hôpital. 

    Plan de la ville d'Eu (détail) levé par M. de Lamblardie en 1786. Il s'agit ici d'une copie réalisée par E. Varambaux pour ses "Notes sur la Ville d'Eu", ouvrage conservé aux archives communales.

     

    LES REMPARTS D'EU (Seine-Maritime)     Le futur roi Louis-Philippe, alors duc d'Orléans et petit-fils du duc de Penthièvre par sa mère, hérite du château en 1821. Eu devient résidence royale en 1830 et se réjouit des séjours réguliers de Louis-Philippe, roi des Français (1830-1848) et de sa famille. À deux reprises, en 1843 et 1845, la Reine Victoria d’Angleterre est reçue au château d’Eu.

         À partir de 1873, Eugène Viollet-le-Duc le remanie pour Philippe d'Orléans (1838-1894) comte de Paris, prétendant au trône. Un incendie détruit l'aile sud en 1902.

         Depuis 1973, le château d'Eu devient musée Louis-Philippe. " [1]

     

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    Plan à gauche : Plan du Tréport et de la ville d'Eu Magin, Nicolas (1663-1742 ; ingénieur ordinaire) ; plan au centre : Plan de la ville d'Eu. (Signé : G. Maillard. ); Plan à droite : Plan de la ville d'Eu, Magin, Nicolas (1663-1742 ; ingénieur ordinaire). Ces plans sont visibles sur le site Gallica/BNF

     

         « ...on montre encore, du côté de l'église, au bas des pelouses qui descendent le long du parc, une ancienne tourelle récemment restaurée, que l'on appelle dans le pays : tour Jeanne d'Arc. D'après certaine tradition, la Pucelle y aurait été enfermée. Nous n'enregistrons cette prétendue tradition que comme constituant un hommage rendu à la mémoire de l'illustre captive, et sans lui attribuer d'autre valeur : car de l'endroit éloigné où la consigne sévère qui défend l'entrée du château nous a permis d'examiner cette tourelle, il nous a paru évident que l'appareil de maçonnerie ne comporte pas une pareille antiquité. Tout au plus pourrait-on y voir un reste des plus vieilles parties de la construction du 16e siècle vers l'emplacement de l'ancien château-fort, et, peut-être dans le voisinage de la Fosse aux lions.

     

    LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EU LES REMPARTS D'EUCi-dessus la porte de l'Empire à Eu. Photo de Joel Herbez sur http://www.panoramio.com/photo/50791083

     

         Ajoutons que l'une des rues de la ville d'Eu porte le nom de rue de l'Empire. Ce nom lui a sans doute été donné parce qu'elle accède à l'ancienne porte principale flanquée de grosses tours, où était un pont-levis romain communiquant à un chemin militaire appelé chaussée Brunehaut qui se dirigeait vers Amiens et qu'on retrouve encore dans quelques endroits en Picardie. Cette Porte de l'Empire, que l'abbé Cochet fait remonter au 13e siècle, est un des souvenirs les plus curieux du vieil Eu, malgré les modifications que des travaux récents lui ont fait subir. L'intérieur de l'une de ces tours est percé, au rez-de-chaussée, de trois fenêtres qui vont en se rétrécissant et ne sont en communication avec l'extérieur que par de très étroites meurtrières. La ville garde aussi quelques restes des vieux remparts avec tours, paraissant appartenir au 13e siècle. La partie la mieux conservée de ces ruines se voit au midi de la ville, depuis la porte Malhomesnil ou de l'Empire, jusqu'au faubourg de la chaussée, du côté de la route de Dieppe, par où la Pucelle dut sortir de la ville. En montant la grande rue d'Eu, qui fait face au portail latéral de l'église et se dirige vers la route de Dieppe, on passe devant la rue Jeanne d'Arc, située entre la rue Victor- Hugo et ces vieux remparts. La municipalité eudoise a eu, en effet, l'heureuse inspiration de donner le nom de la Pucelle à l'une des rues de la ville et de rappeler ainsi à tous le souvenir de son passage... » [2]

     

    Sources :

    [1] extrait de Wikipédia

    [2] http://www.stejeannedarc.net/dossiers/itineraire_jda_normandie.php

     

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